Décrits de Dyades

 

 

I.                  Du haut et du bas

De bas en haut,

De haut en bas,

Quand ça bascule.

De haut en haut, de bas en bas

A haut, à bas, là-haut, là-bas.

Aller la-haut la bas, la bas la haut.

Vers le haut, vers le bas.

Hausser, baisser. Rehausser, rabaisser.

De la base au sommet, du sommet vers la bas. Très haut, très bas.

**

Être monté très haut,

Être tombé très bas,

Avoir monté très haut, puis chuté très bas.

De la base vers le sommet, vers le sommet à la base.

Sous la base, au-dessus du sommet…

Saoul à base, ivresse.

Là-bas, sous la base, fondements.

Là-haut, les charpentes, le système des poutres, le toit.

A la base, les murs, ça tient ou pas.

Là-haut près du vide, là-bas, près du vide, aussi.

Ascendre/descendre… des cendres.

En haut aigle, en bas serpent : serpent à plumes.

Etage nival, ubac et adret, endroit envers.

Ombres des montagnes de la philosophie, à l’ombre de la Critique de la raison pure en voie d’être pratiquée. Pratique critique de haut-vol ou en rase-mottes.

Circuler dans un aphorisme, ou d’aphorisme en aphorisme, connexion à Platon, faire parler les pierres, les mousses et lichens… sans rien dire.

Haut, baisse, hausse, bas. Baisse tendancielle du taux de profit.

Baisse de la croissance. Baisse du prix de l’énergie. Baisse du taux de chômage. Baisse de la production de particules fines. Hausse du pouvoir d’achat, du pouvoir d’acheter des hautes choses et des basses choses. Basses œuvres. Chefs-d’œuvres… et les ombres… par terre. La hausse du prix de la baguette, la baisse des prix du marché. La valorisation vers le haut vers le bas.

Marée haute, ou marée basse, et baisse et hausse des température et des normales. La haute et pleine saison, la basse et vide saison. Le cours de nos fleuves psychiques. Ravinement, les petits ruisseaux, les petites gouttelettes contenues dans chaque ruisseau, dans chaque mer intérieure. 

Haute tension, intensités et intensification. Intensification du regard. Extensification.

Changement vers haut, changement vers bas.

De bas en haut de bas en bas de haut en haut.

En haut à gauche, en bas à droite.

Un corps. Des pieds en bas, la tête en haut. Le coup, l’épine dorsale de la vie : la profession.

Nietzsche à Sils-Maria, faisant une rando, avec le matos de l’époque.

Kant dans son plat pays. Philosophe des villes, philosophes des champs. De la mer, de la montagne, des plaines… des étendues désertiques.

Villes médusées, stupéfaites.

C’est une histoire du haut et du bas.

 

II.               Du chaud, du froid

Maintien de la philosophie à bonne température. La philosophie est-ce  un plat qui se mange froid, ou chaud, ou bien les deux : à froid, à chaud ?

Qu’est-ce qu’un philosophe chaud, un philosophe froid. Un philosophe chaud peut-il avoir une philosophie froide, un philosophe froid une chaude ?

Chaleur et froideur du public. Présence/absence de show philosophique.

La philosophie de l’âge glacial. A converser au frais.

Troisième genre de laconisme. Philosopher sans dialogue, dans les dialectes locaux. Les localités philosophiques : géographies des zones et des régions philosophiques.

Pas dans les déserts chauds, froids. Pages d’un traité sur la bonne humeur. La bonne humeur tout le temps. La bonne humeur définitive. Bonne humeur absolue. Consciente ou inconsciente.

Ça ferait froid dans le dos.

Ça chauffe. Il est temps de… il est temps de faire diminuer la température… de contrôler les plaques, ça chauffe dans la casserole…

 

III.           Trajets

Haut/bas

Froid/chaud

Œuvres : critique de la raison froide. Critique de la raison haute. En saison froide/chaude, haute/basse.

Assolements triennaux… Une histoire agricole de philosophie : les bêtes de somme de Nietzsche, l’œuvre comme grenier.

L’agencement du grenier en connexion avec l’agencement tracteur. Philosophie comme pièce de la machine-ferme, le concept de production de concepts. Le philosophe est une fleur. Végétal, trop végétal… Animal, trop animal. Matériel, trop matériel. Idéel, trop idéel. Minéral, trop minéral. Toujours trop ou pas assez. Ceci, et trop ceci, cela et trop cela. Trop de ceci, trop de cela, condamné au mi-lieu.

Les graines. Les greniers. Les sols. Les eaux : le potable et l’usé.

Echanges gazeux terre-ciel/ciel-terre. Philo-systèmes.

 

 

 


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